
Publié le : 22/01/2026 à 04h13
Face au désengagement progressif et massif de l'État en matière de sécurité, nous sommes prêts à assumer de nouvelles missions pour la police municipale pour assurer la sécurité des Choletais.es.
L'adoption du projet de loi d'octobre 2025 reste toutefois incertaine en raison du blocage de l'action gouvernementale.
Depuis les années 2000, la part de l'État dans la sécurité publique diminue sans compensation financière pour les villes, alors que le nombre d'agents de police nationale baisse et que les effectifs municipaux augmentent.
La suppression de la police de proximité en 2003 par N. Sarkozy alors ministre de l'intérieur et la réduction de plus de 10 000 postes nationaux entre 2007 et 2012 quand il était Président de la République ont durablement affaibli et désorganisé l'action publique, transférant une grande partie des responsabilités vers les municipalités. Celui qui voulait « nettoyer les quartiers au Kärcher » a durablement abîmé la Police Nationale. Nous subissons encore les conséquences de ces décisions.
Jusqu'à aujourd'hui, les policiers municipaux n'ont pas les mêmes prérogatives et ne peuvent exercer les mêmes missions que les policiers nationaux. La nouvelle loi viendrait en partie corriger cet état de fait.
Le nouveau texte de loi vise en effet à corriger ces déséquilibres en renforçant le rôle des polices municipales dans le maintien de l'ordre et la tranquillité publique, sous l'autorité du maire et en coordination avec la police et la gendarmerie nationales.
Le projet de loi renforce aussi la formation des policiers municipaux et des élus, favorise la mutualisation des services entre collectivités pour les grands événements, et améliore la déontologie grâce à un numéro individuel d'identification (RIO) pour chaque agent.
Le Conseil d'État encourage à aligner ces mesures sur celles des forces nationales afin de garantir un continuum de sécurité cohérent et un contrôle déontologique équitable.